dimanche 24 avril 2011

Emmanuel Fremiet.

Toujours ce pauvre
Emmanuel Fremiet dont
je détourne de façon éhontée
et sans vergogne les statues
ahurissantes, verrait-t on
des oeuvres pareilles de
nos jours ? d'autant plus
que c'est pas facile à mettre
dans un salon une oeuvre
de Fremiet , ça ne va pas
avec tout, ça peut jurer
un peu suivant la décoration de l'appartement.

Cette fois ci, j'ai jeté mon dévolu sur "Orang outang étranglant
un sauvage de Bornéo", une oeuvre datée de 1895 commandée
par le  Museum national d'histoire naturelle de Paris. Tout un programme !




Je ne prétends pas être éthologue ou zoologue
mais je doute un peu des connaissances comportementales
du monde animal de Fremiet qui confond déjà
chimpanzés et gorilles et se contente de faire jouer  un rôle
décoratif à ses représentations animales lorsqu'il aborde
 le grand drame de la lutte entre l'homme et la bête. 
En résumé, ce qui me fait sourire c'est la férocité caricaturale
 inhérente à l'époque dont Fremiet affuble cet orang outang, 
 les bajoues frémissantes, arc-bouté,
 les pattes arrière aussi souples que des bras, étouffant
après une lutte épique, le "sauvage" nu  pantelant qui a lâché
son arme et expire sous l'étreinte puissante du monstre 
sans oublier le petit orang qui occupe la droite de la composition
dont on voit la grimace joyeuse et déjà féroce .

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous : avez-vous noté que le sauvage de Bornéo avait blessé l'orang outan qui a une plaie au niveau des côtes ? Dès lors deux interprétations possibles : l'orang outan a attaqué le sauvage qui s'est défendu, ou alors le sauvage a attaqué l'orang outan qui ne ferait donc que se défendre...