dimanche 23 octobre 2011

Hubuc

Nous avions mon frère et moi
dans notre collection
de bandes dessinées
un album que je chérissais
particulièrement
"Et voilà le travail !" d'Hubuc, que mon frère
avait revendu sans m'en tenir
informé et que je n'ai jamais
pu retrouver, je sais
maintenant qu'on le trouve
d'occase sur le net.



Hubuc de son vrai nom Roger Copuse, est né en 1927 il fait partie de ces dessinateurs dont on ne trouve plus rien en librairie. Et pourtant Hubuc a dessiné et aussi scénarisé un bon nombre de planches dans divers journaux ( Spirou, Tintin, Pilote…).

Après avoir été technicien-radio dans la marine marchande, journaliste sportif au début des années soixante, il a commencé à faire de la bande dessinée sur le tard sous le pseudonyme Hubuc . Il entre au journal Spirou où il réalise des mini-récits entre 1961 et 1967. Avec Devos comme scénariste, il dessine "les mémoires de Victor Sébastopol". Il réalise ensuite "le labyrinthe" et "Dans le sillage des Argonautes". Dans le journal Tintin, il réalise de 1968 à 1970 les scénarios de "Poncho Bomba" (dessins de Mike), "Chlorophyle et Minimum" (dessin de Pierre Guilmard) et "Wilbur et Mimosa".
 Il rejoint Pilote, crée "L'aéromédon populaire" sur un
scénario de Fred et réalise la série de gags appelée "Le travail"
à partir de 1968 devenue "Et voilà le travail" lors de sa sortie
en album. Comme son titre ne le laisse pas supposer, c'est
un hymne à la paresse. Au fil des pages, on découvre tous les
inconvénients du travail. Dans l'antiquité, un sculpteur est immolé
au pied de la statue du dieu qu'il vient de terminer, la récompense
d'une vie de labeur d'un moine pour enluminer un manuscrit est
de voir cet ouvrage déchiré par le prieur, le marathonien parcourt
des kilomètres à pied pendant des jours et des jours pour
finalement ne plus se souvenir de son message à l'arrivée,
le prisonnier est le seul personnage qui revient dans plusieurs
gags, il cherche à améliorer son sort peu enviable et ne fait
qu'aggraver sa situation.

Un trait simple, efficace, des situations absurdes ayant trait
au travail, Hubuc y va pour l'époque, d'un humour assez inédit,
travaillant le burlesque sous forme de gags en une page inspirés
de la vie courante, parfois détonnants.
Il décède d'une leucémie en juin 1970 à l'âge de 43 ans alors
qu'il collabore avec Claire brétecher au dessin sur
" Le vrai masque de fer ". Son épouse et ses enfants quittent
la Belgique pour l'Argentine quelques mois plus tard. Il n' a plus,
 semble-t-il, d'ayants-droits en France et aucun de ses éditeurs
n'a eu l'intelligence de rééditer ces petits chefs d'oeuvre.